Le SoFi Stadium de Los Angeles, achevé en 2020 selon les plans du cabinet HKS, est l’un des stades les plus coûteux et les plus complexes sur le plan technique jamais construits. En raison de son emplacement à moins de 5 kilomètres de l’aéroport LAX, une limite de hauteur stricte de 53 m au-dessus du sol a été imposée, alors qu’une hauteur de 83 m était nécessaire. Au lieu de gagner en hauteur, les ingénieurs ont décidé de s’enfoncer dans le sol. Cette décision a entraîné d’énormes défis structurels et sismiques, qui ont été en grande partie résolus grâce à une architecture en acier innovante.
Afin de stabiliser l’énorme fosse de chantier et de garantir une construction résistante aux séismes à proximité de la faille active de Newport-Inglewood, le choix s’est porté sur une structure en acier unique et découplée. L’immense toiture translucide ne repose pas sur le stade lui-même, mais est soutenue par 37 colonnes gigantesques, indépendantes de la structure des tribunes. Cette immense toiture est constituée d’un réseau complexe de câbles d’acier précontraints – ce qu’on appelle un système de treillis de câbles – recouvert d’ETFE léger plutôt que de verre lourd. Ainsi, la structure en acier peut bouger indépendamment des tribunes et absorber avec souplesse les vibrations d’un séisme de forte magnitude.
Comme si cette complexité technique ne suffisait pas, les organisateurs sont confrontés à un nouveau problème à l’approche de la Coupe du monde de football de 2026 : le terrain de jeu initial était trop étroit. Afin de respecter les règles strictes de la FIFA, les ingénieurs ont dû se remettre au travail pour élargir le terrain, une préoccupation mineure comparée à la construction elle-même.